Candidat: A propos
Nom complet

Antoine Conforti

Commune

Martigny

District

Martigny

Catégorie d'age

18-30

Sexe

Masculin

La touche perso

«Celui qui a soif de boire court jusqu'au puits; celui qui a soif de savoir court toute sa vie.»

Candidat: En détail
Profil

Après avoir fini mon collège à Saint-Maurice en 2012, j’ai étudié à l’Université de Lausanne en philosophie (baccalauréat universitaire, 2015) et en indologie (maîtrise universitaire, 2017), où je suis maintenant doctorant et chargé de cours. Mes principaux intérêts académiques sont l’histoire ancienne et médiévale de l’Inde, la philosophie politique et économique; je suis aussi passionné d’histoire et de littérature en générale. En parallèle de mon travail de recherche, j’écris des textes et compose des chansons, et je fais partie d’une troupe de théâtre.

Priorités

J’espère que la révision complète de la Constitution sera le point de départ d’une refondation du Valais, qui n’a aujourd’hui de République que le nom. Le peuple valaisan est l’un des plus politiques de la Confédération, et je crois qu’il est temps de lui donner davantage de pouvoir: nous sommes sans aucun doute à un tournant de l’histoire de notre pays et il est à présent essentiel d’avoir une réflexion et une discussion en profondeur de tout ce qui est au cœur de notre société.

Engagements

La première question sur laquelle il sera nécessaire de se pencher est celle de notre rapport à la Confédération: le principe de subsidiarité veut que le niveau fédéral ne s’affaire que de ce qui dépasse les possibilités du canton, et pourtant la Confédération n’a cessé d’empiéter sur notre souveraineté. Est-on incapable, comme semblent le penser les Suisses, de légiférer sur des enjeux plus importants que la culture ou les rapports de l’Eglise avec l’Etat? Je ne le crois pas, et je crois qu’il est temps de se réemparer de certains sujets laissés depuis trop longtemps au niveau fédéral.

Ensuite, nos institutions sont vieillissantes; il est capital d’interroger leur fonctionnement, et en particulier les attributions au sein même du canton. Je suis un partisan de la démocratie directe, et je crois qu’aussi souvent que le peuple se prononcera nous deviendrons une société plus juste, mais le cadre dans lequel cela s’effectue est loin d’être satisfaisant: les votations populaires sont verrouillées par un système qui permet aux parlements de les interpréter comme des vœux pieux et de faire tout et son contraire au moment de leur formulation législative. Des outils de contrôle peuvent être imaginés, par exemple, comme dans d’autres pays, le droit de révoquer les élus en cours de mandat; les représentants du peuple ne doivent plus, au lendemain de leur élection, se sentir intouchables et tout permis pour quatre ans.

L’une des questions les plus importantes qu’il faudra aborder est celle de la minorité germanophone de notre canton: nos compatriotes haut-valaisans sont aujourd’hui inaudibles dans le débat public, et se contentent pour exister de voter mécaniquement en faveur des candidats de leur région lors de l’élection du Conseil d’État; ce n’est pas digne. Pour y pallier, il serait à mon sens important, par exemple, d’ancrer dans la Constitution une attention toute particulière à l’enseignement linguistique dans nos écoles. À propos d’instruction encore, je serais favorable à ce qu’on y inscrive également la nécessité de cours de civisme ainsi que de philosophie politique et économique au cours de la scolarité obligatoire.

 

Ajout au 20 novembre – 10 questions du Nouvelliste
C’est un exercice difficile de répondre en 200 signes à des questions qui mériteraient un examen plus approfondi et des discussions, mais j’ai voulu me plier à l’exercice.

1. La protection de l’environnement est-elle à inscrire dans la Constitution?
L’un des enjeux les plus importants: nous devons donner à l’état des missions claires et impératives en ce sens pour accomplir la transition écologique nécessaire à la préservation de l’environnement.

2. Inscription de l’égalité homme/femme dans la Constitution?
Je suis pour l’inscription de l’égalité entre tous, sans considération à l’égard de leurs genres, de leurs opinions y compris religieuses, de leurs âges ou de leurs orientations sexuelles.

3. Pour ou contre le maintien strict de « Au nom du [sic] Dieu tout-puissant »?
Comme catholique, ce préambule me convient et je ne m’opposerais pas à son maintien, mais comme républicain je serais favorable au préambule suivant: «Au nom du peuple valaisan».

4. Suppression de l’impôt ecclésiastique ou de l’impôt sur le culte?
Je n’ai pas d’avis tranché sur cette question, mais je trouverais à propos que l’impôt ecclésiastique soit libre et en somme tienne de la contribution volontaire des croyants.

5. Combien de conseillers d’État et quel mode d’élection?
Je suis pour le maintien de l’élection du Conseil d’État au système majoritaire et l’augmentation à sept membres (ou selon) dans la mesure où (fédéraliste) je veux renforcer les tâches cantonales.

6. Doit-on diminuer le nombre de districts en Valais?
Jadis les districts étaient autant de petites républiques, mais aujourd’hui je serais favorable à un redécoupage en régions organisées autour de centres urbains, dont les contours restent à définir.

7. Instauration d’un conseil général obligatoire à partir de 5’000 habitants?
Déterminer ce genre de chiffres est hasardeux, car les réalités évoluent et les volontés communales varient; aussi je serais en faveur d’un référendum obligatoire dans les communes concernées.

8. Faut-il donner le droit de vote aux étrangers au niveau communal?
J’y suis favorable et le serai aussi pour le niveau cantonal; restent à définir les critères pour l’accorder. Je ne vois pas pourquoi le droit suisse décide des conditions de la citoyenneté cantonale. 

9. Droit d’éligibilité des étrangers sur le plan communal?
Même réponse: j’insiste cependant sur le fait que des examens comparables à ceux appliqués à la naturalisation soient requis, ainsi qu’un délai (quoique plus court que le délai fédéral).

10. Faut-il assurer une représentation minimale du Haut-Valais au parlement?J’y suis opposé: le Haut-Valais recule démographiquement depuis près de deux siècles. Je préfère insister sur son inclusion dans une plus grande unité cantonale avec le développement du bilinguisme.

11. Question bonus: quelles autres priorités pour la Constitution (300 signes)
Il faut renforcer notre démocratie en donnant de nouveaux droits aux citoyens (initiative législative par exemple), inscrire les missions républicaines de l’instruction publique, garantir les droits de la personne (y compris des enfants) et imprimer la mission de l’état en terme de justice sociale.